[kissing you]

Vivre sans lui, respirer, sourire sans lui, ne plus rire de lui, pleurer pour lui, ne pas m'apitoyer sur mon sort. Reconstruire ma vie, me dire que lui et moi cela fait désormais partie du passé. Faire semblant d'être heureux pour lui.
Je me dis qu'avec le temps je l'oublierai, un jour l'oubli finit par remplacer le manque. Et ce même jour, je me relèverai. Oui je serai fort. Faire face aux regards extérieurs, afficher mon plus beau sourire, et cacher cette détresse perpétuelle. J'aime me dire que de là-haut, il sait que je pense à lui, jour et nuit. Vous savez les nuits sont longues sans lui. Cela fait aujourd'hui une année, un mois et un jour qu'il est parti. Mais je n'oublie rien, je vis avec. Il ne sert à rien de se dire que l'on est le plus malheureux, au fond nous sommes beaucoup à être tristes, déprimés. Ils la cachent, cachent leur faiblesse, continuent de croquer la vie à fond, enfin essaient. Ce que je fais chaque jour, j'essaie, constamment, tout en maintenant ce sourire, faux et contrôlé.
A force de pleurs, je me suis rendu compte que les plus belles choses sont celles que l'on ne peut obtenir.
Ma plus belle chose, ma raison de vivre, je ne peux la récupérer. Je devrais dire "amour impossible" mais non je continuerai de l'aimer, inlassablement.

# Posté le dimanche 25 mai 2008 16:41

[i miss you]

Si tu me voyais tu ne serais pas content. Je suis un peu faible en ce moment, au bord de la déprim'. Je voulais rester fort pour que tu sois fier de moi, j'aurais voulu rester de marbre à tout. Tout intérioriser. Mais je ne peux pas. Je craque. Je me rappelle de trop de choses, t'as marqué ma vie. Tu me manques. Je sais, par exemple, qu'hier tu m'aurais engueulé car je t'aurais soulé avec Britney. Je t'aurais répondu avec mon quotidien "ta gueule pd", t'aurais enchaîné avec un "très bien, pas de sexe aujourd'hui", mais je t'aurais sauté dans les bras avec cet éternel "je suis fou de toi". Ah oui! Je me souviens également quand tu me disais "c'est fou cette architecture putain de merde", et je me foutais de toi et de ta tête de gogole! Et les soirs ou tu m'attrapais et tu me jetais dans la baignoire remplie et moi habillé. Et, pfff quel con tu étais de me réveiller en ouvrant brusquement les volets. Et quand tu n'avais pas ta dose de bisous, tu sortais la guitare, je craquais, comme toujours. Jamais je n'oublierai ces souvenirs. Ah oui aussi, quand tu t'étais endormi sous la douche, jusqu'à vider le ballon d'eau chaude. J'suis sur de là-haut tu rigoles en pensant à tout ça, mais tu rigoles seul.

Je rigole seul, je désespère seul, je pleure seul. J'aime regarder dehors pour m'évader et penser à nous. J'aimais cette période de ma vie, j'étais sur mon nuage, avec toi en tête et toi dans mon coeur. Mais je suis tombé de ce nuage et j'ai eu mal, douloureuse chute. Me relever? C'était si difficile, tu me guidais, je t'imaginais dans mes bras à sourire, avec ta tête de con.


J'aimerai tant revenir sur ce nuage, me poser, et vivre.

# Posté le lundi 19 mai 2008 16:26

[everything is in my heart]

Aujourd'hui je pense, comme toujours, à toi. Tu sais, j'écoute ta chanson. Je peux enfin dire que je la connais par coeur. J'aurais pu chanter pendant que tu jouais de la guitare sur ton lit. Puis j'ai eu une soudaine envie de lire tes messages. Parce que t'étais la moitié de nous. Oui, la moitié, le complément. Je bâtissais mon sourire sur notre vie amoureuse. T'étais mon rayon de soleil quotidien, tu fus aussi les jours de pluie, de pleurs. Tu sais dans ton regard je m'égarais, j'abandonnais tout, j'avais juste besoin d'être avec toi, dans tes bras, d'entendre ta petite voix, tous tes foutages de gueule. Tu te rappelles quand tu me courais après dans les rues de Bourgogne? Et aussi quand on se baladait sur les Bords de Loire à l'aube. Et quand j'rentrais chez moi, je te voyais encore et toi tu m'appelais pour me dire "tu me manques gamin". Seulement dix mètres nous séparaient mais je te manquais. Mais là, je sais que je suis loin de toi. Je ne peux plus passer devant ton "chez toi", je suis obligé de faire de vieux détours pour éviter de penser à toi. Je suis sur que si j'y passais, je sonnerai, comme avant. Et j'aime encore t'appeler, et tomber sur la messagerie; "oui c'est nico je ne suis pas la pour le moment alors laissez-moi un message". C'est désopilant le nombre de fois ou j'ai pu composer ce numéro juste pour entendre ta voix. Suivirent à chaque fois un gros coup de blues.

La vie continue, la roue tourne, les choses changent, mais moi je suis toujours là, à penser à toi. Tu seras à jamais dans mon coeur. Je n'ai pas besoin de te le promettre, tu le sais de là-haut. Enfin là-dedans, cette foutue boîte à la con. Mais pour faire niais je me dis que t'es dans le ciel. Et j'aime m'allonger sur l'herbe encore toute fraîche, en fixant les nuages, "high and dry" en arrière-fond.

Tu seras dans mon coeur pour toujours.

# Posté le lundi 19 mai 2008 14:53

[l'oubli finit toujours par remplacer le manque]

On s'était promis tant de choses. Je crois que j'aurais tout fait pour toi, vraiment tout. Fou oui, j'étais fou amoureux de toi, et même après neuf longs mois sans toi je crois l'être encore et pour longtemps, pour ne pas dire toujours. C'est dur de tourner la page, j'avais cru y être arrivé, j'arrivais à m'attacher à un autre homme, mais en vain, dans mon coeur il n'y a que toi. Cette lettre je l'écris à la tristesse, une lettre de mon coeur. Je la connais la phrase "dans toutes les larmes s'attarde un espoir", quelle merde! Si c'était vrai, je n'aurais pas passé mes semaines à pleurer pour toi. Il n'y avait aucun espoir, impossible de croire à quoi que ce soit, c'était trop tard, cette connasse d'automobiliste t'avait déjà renversé et ces bons à rien de médecins n'avaient pas réussi à te sauver. Une vie pour eux c'est quoi? Rien. Pour moi c'était tout; t'étais ma vie, mon âme, mon coeur, ma joie de vivre, ce putain de rayon de soleil pendant l'hiver. Je crois que t'étais celui avec qui je voulais partager mon passé, vivre mon quotidien et imaginer le futur. Je n'avais que 16 ans, et alors; j'avais trouvé le bon très jeune. T'étais mon double, celui que certains cherchent toute leur vie, et que parfois, ils ne trouvent pas. Moi je l'avais trouvé. Putain! On me l'a arraché, en même temps qu'une partie de moi. T'étais plus vieux, tu me guidais, tu m'éclairais, tu évitais que je fasse les mêmes erreurs que toi, sexe et drogue avaient fait partie de ton passé. Tu ne voulais pas que j'en fasse mon quotidien. Je me rappelle ces soirées à flâner dans ton canapé, à rigoler, à manger du nutella pendant les pubs de Grey's Anatomy, à se courir après, à se faire des calins, à se serrer dans les bras, à se dire "tu me rends fou". Et je n'oublie pas ces journées à se promener sur les bords de Loire, à faire du shopping, à faire nos virées imprévues loin de tout, à se perdre dans les vieux quartiers d'Orléans. Je n'ai rien oublié de toi, de nous. Je me rappelle ton odeur (la même odeur qu'un con), la couleur de tes yeux, la forme de tes lèvres, ton corps, tes points sensibles, surtout cet endroit où j'avais juste à balader ma main pour te rendre fou. Je ne pourrais rien oublier, ton numéro même après neuf mois d'utilité, ton code de carte bleue, ton msn, ton adresse.. tout!

Rien n'est à effacer, je dois tout garder enfoui, enfermé, tout au fond, dans cette chose appelée coeur, chose qui est détruite, chose faible.

Quand je me réveille, plus rien, plus son sourire, plus "high and dry" à la guitare au réveil, plus rien du tout. Il faut que je me dise qu'il est heureux là haut, qu'il me regarde pleurer mais aussi vivre, sourire, à nouveau rire, profiter de la vie, mais la vie sans lui. Ces neuf mois sont passés si vite, j'ai l'impression que tout date d'hier, ce coup de fil destructeur et ces trois mots "il est mort". Game over. J'ai perdu. C'est fini. Plus rien. The end.

# Posté le dimanche 18 mai 2008 21:41